2.12.2007

Laurence Parisot exprime tout haut ce dont la France crève tout bas.


LExpansion.com
C'est une première dans l'histoire du Medef. Laurence Parisot a participé mercredi à un colloque inédit avec deux associations de chômeurs, Solidarité Nouvelles face au Chômage (SNC) et le Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP). Elle n'a pas hésité à reconnaître devant eux des "excès idiots" et des "préjugés" qui entravent le recrutement dans les entreprises. Elle s'est ainsi dite "certaine qu'il y a un excès dans les pratiques des directions des ressources humaines où l'on s'attache à trouver exactement un profil défini.
Dans bien des cas, c'est idiot car on passe à côté de plein de talents". Elle a aussi critiqué "l'erreur" des entreprises qui boudent par exemple les diplômés des filières littéraires ou reconnu que sur l'accès des handicapés à l'emploi il fallait évoluer. Questionnée sur la "phobie du risque" en matière de recrutement, elle a estimé qu'"il faut un peu plus de souplesse culturelle".
Sur la parité hommes-femmes, elle a répondu par "une confidence, dans ma propre organisation, j'ai beaucoup de mal à les secouer". Elle a, enfin, réaffirmé sans surprise son credo sur la nécessité de diminuer les charges sociales "assises sur le travail".
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Merci Laurence de commencer à démystifier cette pratique stupide qui bloque marché du travail et évolutions professionnelles et embauches de tout un tas de personnes adaptables, créatives et intelligentes (souvent de formation littéraires aussi, je te l'accorde aisément !!). Le marché du travail est devenu LE MARCHE DU MEME TRAVAIL D AVANT, pour tout le monde !! Les DRH se trouvent une raison d'être par leur acharnement et leur excitation à trouver celui ou celle qui rentrera exactement dans leurs cases, définies par : le diplôme X, avec l'expérience Y de + de 5 à 7 ans  du mm truc (au cas où malgré ses diplômes, le candidat serait aussi un peu débile et forcé d'exercer sur plus de 5 ans un poste pour le faire les yeux fermés... : au passage, lui demande-t-on de fermer les yeux quand on l'embauche..? ou de continuer à faire marcher sa cervelle dans un contexte d'entreprise qui est au jour le jour forcément différent?) au lieu de s'exercer plus intelligemment à organiser la gestion des connaissances de leur entreprise, le climat social et la gestion des carrières, comme si tout se faisait ailleurs que chez eux pour qu'ils n'aient plus qu'à "pomper" des talents externes à leur bénéfice. Qu'ils croient.
 
Bref, les recruteurs prennent les gens pour des appartements. Pas des humains, capables de s'adapter et de réfléchir et de se former et de s'informer pour mener leurs tâches et objectifs à bien.
Alors, je me demande plus amplement à quoi servent-ils vraiment si ces DRH ne sont pas capables de "sentir" leurs candidats et de les jauger en face à face sur les qualités qu'ils démontrent forcément en entretien?
 
Ces blocages à l'emploi amènent juste les candidats, pour certains (j'en connais une tonne) à devoir s'organiser pour mentir massivement sur leurs parcours s'ils veulent espérer seulement passer les fourches caudines de l'entretien.
Car ils savent que sans cela, ils n'ont aucune autre chance de sortir de leurs ornières quand ils ont eu le malheur d'avoir un accident de parcours, pas toujours de leur fait, ou une carrière "changeante", faite de postes différents.
 
Les DRH sont un peu comme des aveugles et sourds à la vie, qui les jugent sur des détails et des comportements que la vie impose aussi à plusieurs, sans considérer une seconde que ceux qui ne sont pas LINEAIRES ou n'ont pas eu la chance parce que leur entreprise a fusionné, qu'ils n'ont pas retrouvé ailleurs un poste équivalent à celui d'avant, qu'ils ont eu à déménager et changer de région etc..., à faire un enfant etc.. Pourtant, eux aussi sont au chômage, sont bloqués dans leur progression ou loin de trouver le poste idéal qu'ils visent. Ce qui devrait les amener à davantage d'indulgence. Mais non. La crise a empiré encore ces réflexes simiesques de protection (qu'ils croient) contre les risques..de "mésembauche".
 
Et si c'est une femme qui est concernée, et qu'ils se trompent, c'est encore pire !! Comme le disait l'ancienne dircom de France Télécom récemment rencontrée, qui s'est battue pour la parité dans le groupe, "si une femme échoue sur un poste, on dit que c'est de sa faute, si un homme échoue, c'est que c'était dur ou infaisable...!!"
 
Ces RRH sont les fascistes de l'entreprise au lieu d'en être les développeurs et les fertilisateurs, ce qui au départ est tout de même leur rôle, ils ferment plus qu'ils n'ouvrent et ne font croître.
 
Parce qu'ils n'ont pas compris où se situait leur valeur ajoutée. Que leur entreprise est à 86% immatérielle.
Ils pensent toujours que leur homme ou leur femme va tout faire et tout apporter..de son parcours précédent.
 
Peut-être bien que oui, mais ce n'est pas sûr, ils seront peut-être mauvais, démotivés, malades, ou dépressifs,..qu'en savent-ils à l'avance?
Des gens intelligents, même jeunes, seront sans doute plus pertinents que certains expérimentés linéaires (j'insiste), qui ne l'ont jamais été..(intelligents). C'est souvent ce que les jeunes au chômage se disent quand ils voient les idiots en masse en poste quand eux galèrent. Il y a tellement de talents en jachère dans ce pays.
 
Et si quelqu'un est intelligent (ce qui est donc un euphémisme puisque c'est très rare que l'on ait des RRH avec un cerveau moyen seulement).., cela se voit tout de suite, non? Rapidité, clarté, synthèse, maîtrise de soi sont tout de même de bons indicateurs durables de la performance individuelle.
 
Qui peut aussi faire peur aux bons idiots que sont nos DRH dans l'ensemble.. Mous du genou, hypocrites, pleutres, méchants, j'en passe et des meilleurs. Ce qui en fait donc les bras droits des sales boulots du boss.
 
Quant à la parité homme-femme, que l'on se rassure, si elle devient un droit dans ce pays en étant légiférée, elle reste juste un gros mot dans l'esprit des hommes, qui n'ont comme au Magrheb, aucune envie de céder un pan de leurs places à des cerveaux souvent plus aiguisés que les leurs, quand ils sont montés sur des jambes féminines. C'est dire comme les poils et quelques petites boules font la différence..dans une vie comme dans une carrière.
 
Ce qui est certes toujours aussi désolant en ce début de XXIème siècle, c'est de constater comme l'homme descend toujours de manière aussi proche que possible du singe. Sans vouloir s'en éloigner visiblement.
 
Bats-toi Laurence, et nous serons toutes derrière toi et toutes ces vérites qui sont tellement bonnes à dire !! Je me suis régalée..mon post respire le vécu, n'est-ce pas?
 

 


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