1.18.2007

Les promesses engagent ceux qui les font. Celle-ci est réellement clé.

- Le "ministre-candidat" Nicolas Sarkozy a proposé de faire de la recherche la priorité budgétaire de l'Etat et d'y injecter quatre milliards d'euros supplémentaires tout en la réformant.
"Je crois que la recherche doit être avec l'enseignement supérieur la première priorité budgétaire de l'Etat. Je vous propose pour y parvenir un effort historique : augmenter d'un quart le financement de la recherche publique, soit quatre milliards d'euros", a déclaré le ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire à l'Ecole supérieure d'électricité Supélec, sur le plateau de Saclay.
"Ce n'est pas une promesse, c'est une nécessité. Sinon, on perdra la bataille de l'intelligence", a-t-il lancé à des centaines de futurs ingénieurs réunis dans un amphithéâtre.
Cet apport de fonds devra selon lui s'accompagner d'un effort de rationalisation, car "déverser des moyens financiers sans réformer creuse la dette du pays en pure perte".
"Une réforme, des moyens financiers, pas de réforme, pas de moyens financiers", a résumé Nicolas Sarkozy.
Il a invité étudiants et chercheurs à monter dans la "locomotive de l'excellence scientifique" pour rattraper le retard pris par la France - la part de l'Hexagone dans les dépôts de brevets mondiaux a baissé de 15% en dix ans.
Nicolas Sarkozy a déploré que des régions aussi à la pointe que celle de Saclay - où se côtoient entreprises, universités, grandes écoles, lieux de recherche comme l'accélérateur de particules Synchrotron, et où travaillent 25.000 étudiants et 12.000 chercheurs - restent méconnues.
"C'est un drame pour la France de disposer d'un vaste campus scientifique de niveau mondial, et d'être incapable d'en imposer l'existence, et même l'excellence, à l'esprit des chercheurs, des étudiants et des entrepreneurs du monde entier", a-t-il dit.
DEFENSEUR DES CHERCHEURS
Reprenant son habit de candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy s'est posé en défenseur des chercheurs "mal payés, en mal de débouchés, ou recrutés dans des laboratoires sans moyens de travailler".
Il a plaidé pour une plus grande autonomie des universités, une meilleure gestion des entrées dans l'enseignement supérieur "pour en finir avec des taux d'échec désespérants", une réforme du système de bourses "qui prenne davantage en compte l'assiduité et le mérite" ainsi que pour la construction de campus universitaires "dignes de ce nom".
"Seules des universités réformées et bien financées, remises au centre de l'effort de recherche et réconciliées avec l'excellence, pourront amorcer un rapprochement plus étroit qu'aujourd'hui avec les grandes écoles", a-t-il lancé.
"Vous êtes de ceux qui peuvent secouer la cendre, eh bien secouez-là", a-t-il dit aux étudiants.
"La question est de savoir c'est si la France est à l'heure (...) Les décisions, il ne faut pas tarder à les prendre", a-t-il conclu sous les applaudissements.
En réponse à une question d'un jeune chercheur qui s'inquiétait du non versement de l'allocation recherche promise par le ministre délégué François Goulard, Nicolas Sarkozy a répondu dans un sourire : "Je comprends pourquoi il n'est pas venu avec moi, pourtant je l'avais invité..."
Le ministre de l'Intérieur avait auparavant visité le Synchrotron Soleil, site flambant neuf inauguré un mois plus tôt par le président Jacques Chirac.
"Ici se joue la bataille de l'avenir", a-t-il dit après cette visite. "Il faut qu'à partir de ce qui réussit, on fasse plus, on fasse davantage, on essaie de faire mieux".
"Il n'est pas interdit au ministre de l'Aménagement du territoire d'essayer de réfléchir à l'avenir, c'est même recommandé", a plaisanté Nicolas Sarkozy, qui effectuait dans l'Essonne le second déplacement sous sa double casquette de membre du gouvernement et candidat UMP à la présidentielle.
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Le système est bien sûr à consolider et à orienter sur les axes d'avenir, santé, technologies en ts genres, pour soutenir l'innovation industrielle par la suite, avec de préférence son investissement sur ses besoins analysés.
 
Quels sont nos meilleurs pôles de compétence pour le pays, nos emplois qualifiés ou impliquant aussi le développement d'un pett emploi d'industrie ou de services liés ?
Quelles sont les niches de croissance, et de développement, ou de primautés intellectuelles sur les autres pays étrangers?
 
Comment faire que notre pays sorte là encore des primautés des établissements comme le CNRS qui est devenu avec le temps un temple des potentats des chercheurs en chef, comment remettre dans la ligne de mire les réels potentiels de développement d'industries et d'emplois qui se fondent sur des découvertes nouvelles et leurs dépôts de brevets pour notre pays ?
 La bataille des talents dans l'emploi est aussi celle des découvertes dans l'économie globale de notre pays et la réflexion autour de son positionnement à venir. Ces dernières années, qu'ont fait tous les instituts soit-doisant occupés à gérer la réflexion stratégique de notre industrie et de nos savoirs-clés ou non, actuels et à venir?
 
Le commissariat au Plan est devenu presque aussi inerte et inutile que le CNRS le devenait, pétri d'hommes vieillissants accrochés à leurs sièges.
A part des établissements comme l'Inria, dynamiques et en phase avec leurs secteurs mais effectivement payant très mal leurs chercheurs, comment ont été jugés et évalués les productions du Plan ou du CNRS. On sait que l'énorme victoire de notre pays se situe bien autour des technologies nucléaires, de CITER et du SYNCHROTRON. Mais, les pôles de compétitivité donnent-ils déjà des effets ? A venir...


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